Arrêter de grincer des dents par l'hypnose après avoir tout tenté

Arrêter de grincer des dents (bruxisme) grâce à l'hypnose, après avoir tout essayé contre la tension de la mâchoire

Quatre gouttières en résine contre le bruxisme dorment dans le tiroir de ma salle de bain, toutes trouées au même endroit, côté droit. Aucune n'a tenu plus d'une poignée de mois. Une dentiste m'a longtemps répété la même chose à chaque renouvellement : il suffit de la porter plus souvent, plus consciencieusement. Sauf que la gouttière n'a jamais été le problème, elle protège l'émail, elle ne touche pas à ce qui pousse la mâchoire à serrer pendant la nuit.

Je précise tout de suite : je ne suis ni dentiste ni hypnothérapeute, juste quelqu'un qui gère la paie dans une boîte à Dijon et qui a fini par essayer ce qu'elle tournait en dérision pendant des années. Certains liens plus bas sont affiliés — si vous commandez, je touche une commission, sans supplément pour vous. Ce qui suit, c'est ce que j'ai testé dans mon salon, pas un avis de professionnel de santé.

Le bruxisme, un problème de mâchoire ou de tension qui n'a pas trouvé sa sortie ?

La vraie réponse courte : ce n'est presque jamais un problème de mâchoire en tant que tel. Le mythe a la vie dure. Grincer des dents la nuit, ce serait juste une histoire de dents mal emboîtées, ou de sommeil agité, point final. Sauf qu'une bonne partie des gens qui serrent la nuit n'ont rien de spécial du côté dentaire : ce qui se passe, c'est une tension musculaire qui s'est accumulée dans la journée et qui cherche une sortie, sans qu'on la choisisse ni qu'on la sente venir. La mâchoire devient la soupape, parce qu'elle est disponible vingt-quatre heures sur vingt-quatre, même quand on dort.

Se dire « ce soir je ne serre pas » ne marche pas mieux ici qu'ailleurs, la volonté a ses limites, surtout face à un muscle qui travaille sans qu'on le surveille. Plus on essaie consciemment de contrôler le geste, plus on nourrit la tension qu'on voulait éteindre, un peu comme pousser plus fort sur un tiroir de cuisine qui déborde : on finit par tout coincer.

Table de nuit en bois avec un verre d'eau et un carnet de notes, repères du soir pour calmer le bruxisme et la gestion du stress

La liste de bonnes résolutions qui n'a jamais survécu à l'hiver

Chaque mois de janvier, je refais la même liste : moins de sucre, se coucher plus tôt, arrêter de serrer la mâchoire pendant les clôtures de paie. Cette année-là, en mai, la liste était toujours scotchée sur le frigo, intacte, pas une case cochée. C'est à peu près à ce moment que j'ai arrêté de miser sur la discipline pure et que j'ai regardé du côté de l'hypnose, sans grande conviction au départ.

Entre l'hypnose ericksonienne, l'approche humaniste et les techniques de visualisation, mon réflexe de comptable s'est un peu perdu, trop d'options, aucune envie de parier sur une seule séance à l'aveugle. C'est pour ça que je me suis tournée vers le MEGA PACK 5 méthodes d'hypnothérapie : cinq approches dans le même pack, et si l'une me laissait froide, il m'en restait quatre autres à tester avant de conclure que « ça ne marche pas sur moi ».

Si contrôler est une seconde nature chez vous, le même ressort se retrouve dans mon retour sur vaincre le perfectionnisme par l'hypnose, une envie de tout verrouiller, même la nuit, même la mâchoire, sans jamais lâcher la poignée.

Comprendre ce que l'hypnose change réellement (et ce qu'elle ne change pas)

Pas de voix hypnotique qui vous glisse dans un sommeil sans fond, pas de formule magique qui parlerait à une partie mystérieuse de vous-même pendant que vous flotteriez quelque part. Dans mon salon, ça ressemble plutôt à un entraînement répétitif, comme apprendre un geste sportif au point de ne plus y penser : au lieu de voir le grincement comme un ennemi à écraser, les audios m'ont appris à laisser la mâchoire bouger un peu, puis à lui proposer autre chose à faire du trop-plein de la journée.

Il y a ce moment, autour de la cinquième minute allongée sans bouger, où la couverture polaire semble soudain peser deux fois plus lourd, comme si le corps lâchait un poids qu'il portait sans le dire. C'est ce relâchement-là, plus que n'importe quelle explication, qui m'a convaincue de continuer.

Casque audio sur un coussin en lin à côté d'un smartphone, séance d'auto-hypnose pour un sommeil réparateur

Le mercredi soir, je compare souvent mes impressions avec Bénigne, une amie depuis le lycée à Dijon, devenue comptable à Lyon, qui s'y est mise de son côté pour des raisons qui n'ont rien à voir avec les miennes. Elle a ce talent pour dénicher le défaut pratique même dans ce qui fonctionne bien : chez elle, c'est le format audio qui agace, trop long pour caser entre deux dossiers.

Ce qui ne s'est pas réglé en une seule écoute

Un audio ne suffit pas à faire disparaître des tensions accumulées depuis des années; s'attendre à ça, c'est le deuxième mythe à abandonner. La semaine dernière, à la Moutarderie Fallot de Beaune, en pleine visite guidée interminable avec des collègues, j'ai senti ma mâchoire se crisper sous l'effet d'un ennui poli, exactement le genre de moment où, avant, j'aurais aussi fini par piocher dans le tiroir de bonbons planqué dans mon bureau. Ce jour-là, par réflexe, je l'ai quand même ouvert en rentrant le soir, puis refermé sans rien prendre, les mains vides; je ne m'en suis rendu compte qu'après coup.

Eustache, le frère d'une collègue de la compta, m'a relancée l'autre jour sur son autohypnose contre le trac avant de prendre la parole en réunion, réapparu comme si de rien n'était après des mois sans un message, ce qui semble être sa façon de faire. Ça m'a rappelé que la tension qui serre une mâchoire la nuit et celle qui noue la gorge avant un discours, ce n'est pas si différent dans le mécanisme : la volonté n'y change pas grand-chose, c'est le signal qui se déplace.

Vérifier d'abord ce qui relève du mécanique, ensuite seulement le reste

Avant de pousser plus loin sur l'hypnose, un détour chez le dentiste reste nécessaire : si les dents ne s'emboîtent pas correctement à la base, aucun audio ne corrigera un problème d'alignement. Une fois ce point vérifié, mon critère est devenu simple; si la crispation revient alors que rien de particulier ne s'est passé dans la journée, c'est le signal de retourner voir le dentiste ; si elle revient pile après une journée tendue au bureau, c'est le signal de relancer une séance ciblée, pas de changer de gouttière.

Ne pas lutter contre les pensées qui dérivent pendant l'écoute aide aussi : la liste de courses qui s'invite n'empêche pas l'inconscient d'enregistrer le reste. Mieux vaut dix minutes tous les soirs qu'une heure un dimanche sur deux, la régularité fait plus que l'intensité, ici comme pour à peu près tout le reste.

La mâchoire comme partie visible d'un trop-plein plus large

Ce MEGA PACK reste ce que je rouvre quand une méthode précise s'essouffle, pas parce qu'il serait magique, mais parce qu'il évite de racheter une formation entière chaque fois qu'une des cinq approches finit par lasser. Son prix actuel se vérifie sur le site du vendeur ; comparé à une nouvelle couronne dentaire, le calcul s'est fait tout seul dans ma tête.

Parfois, le bruxisme n'est que le symptôme le plus bruyant d'un agenda qui déborde ailleurs aussi. Mes crises étaient toujours plus marquées quand la gestion du stress au travail m'échappait, plutôt qu'après une simple mauvaise nuit. Si c'est votre cas, mon retour sur prévenir le burnout par l'hypnose couvre ce terrain-là plus en détail.

Ce qui reste à moitié réglé, et par où commencer

Reste un point que je ne tranche qu'à moitié : impossible de savoir si ça tiendrait aussi sans aucun audio, juste par l'habitude installée au fil du temps. Je n'ai pas assez de recul pour trancher net, et il me semble plus honnête de le dire que de promettre un résultat gravé dans le marbre.

Si vous hésitez encore : commencez par le dentiste, pour écarter le mécanique pur. Ensuite, laissez à une méthode le temps de s'installer avant de la juger, plutôt qu'une seule nuit test. La mâchoire en coton un matin, après des mois de mâchoire en acier trempé, et un sommeil plus réparateur qu'avant, ça vaut la peine d'essayer au moins une fois.

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